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Une réglementation en recul ?

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Le niveau de la réglementation étatique influence-t-il les performances économiques d’un pays ? Pour le savoir, il faut d’abord évaluer le niveau des restrictions existantes, puis analyser leurs effets.

Examinons les règles limitant la concurrence sur les marchés de produits. Selon Objectif croissance, leur nombre a diminué dans tous les pays de l'OCDE entre 1998 et 2003. C’est la Belgique, la Corée et la Finlande qui ont connu la plus forte diminution, ainsi que les pays de l’ancien bloc soviétique. Toutefois, malgré les progrès accomplis, la réglementation chez ces derniers reste souvent plus lourde que dans les autres pays de l’OCDE.

En Pologne, notamment, le contrôle étatique et les obstacles au commerce international et à l’investissement étranger sont particulièrement importants. Cela dit, la réglementation s’est nettement assouplie dans ces pays depuis 1998.

Autre pays restrictif à l’égard des marchés de produits : la Turquie, qui se distingue par ses nombreux obstacles à l’entreprenariat. Parmi les pays du G7, la France, où le contrôle étatique est particulièrement important, selon Objectif croissance, pâtit également des nombreux obstacles à l’esprit d’entreprise, bien qu’elle ait progressé depuis 1998. En revanche, son niveau de réglementation des échanges et de l’investissement étranger est proche de la moyenne. Les pays globalement les moins restrictifs sont l’Australie, les États-Unis, l’Irlande, l’Islande et le Royaume-Uni. En Australie, le contrôle étatique sur les marchés de produits est minime, mais la réglementation des échanges et de l’investissement est relativement stricte.

Pour plus d’informations, voir Objectif croissance, le site www.oecd.org/eco/pmr ou écrire à observer@oecd.org.

©L’Observateur de l’OCDE n° 249, mai 2005