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Rien ne vaut son chez soi

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Dans les pays de l’OCDE, on vit plus longtemps et en meilleure santé qu’auparavant. Or, les soins aux personnes âgées s’ajoutent aux dépenses de santé déjà considérables des États.
La génération du baby-boom atteignant progressivement le troisième âge, la demande de soins de longue durée va monter en flèche. C’est pourquoi de nombreux pays de l’OCDE ont renforcé les services à domicile pour les personnes âgées. Aujourd’hui, dans plus d’un tiers de ces pays, l’aide à domicile représente plus de 30 % des financements publics.Les pays de l’OCDE dépensent au total entre 0,2 % et 3 % du PIB pour les soins de longue durée, mais la plupart se cantonnent à moins de 1,6 % du PIB. Seules la Norvège et la Suède sont au-dessus et, bien que ces deux pays comptent la plus forte proportion de personnes âgées de 80 ans et plus, l’État y assure aussi de nombreux services aux résidents des maisons médicalisées.Dans la zone OCDE, les institutions spécialisées représentent plus de la moitié des dépenses publiques affectées aux personnes âgées. La proportion atteint 82,8 % au Canada et 54,7 % en Allemagne. C’est en Suède et en Norvège que les dépenses publiques pour l’aide à domicile sont les plus élevées (0,78 et 0,66 % du PIB), et en Espagne, en Nouvelle-Zélande, au Canada et aux États-Unis qu’elles sont les plus faibles (entre 0,05 % et 0,17 % du PIB).L’État reste la principale source de financement des soins de longue durée dans leur ensemble. La dépense privée est importante, mais elle est essentiellement dirigée vers les soins en établissement. S’agissant de l’aide à domicile, c’est en Espagne et aux États-Unis que les dépenses privées sont les plus élevées (0,18 et 0,16 % du PIB respectivement), mais elles restent relativement faibles au regard du PIB. Les soins de longue durée pour les personnes âgées sera disponible sous peu sur www.ocdelibrairie.orgL'Observateur de l'OCDE n°246/247, décembre 2004-janvier 2005