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Flambée du prix de l’uranium

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La hausse du prix du pétrole ne doit pas masquer l’augmentation du prix d’autres sources d’énergie, comme l’uranium, utilisé pour l’énergie nucléaire.

Dans les années 80, la surproduction avait provoqué une chute des prix, qui ont atteint en 1994 leur plus bas niveau depuis 20 ans. Le ralentissement des activités de prospection et de production a entraîné une contraction de l’offre. Après un léger redressement des prix, ceux-ci ont à nouveau diminué, particulièrement en 2001. Depuis, les prix ont grimpé à un niveau comparable aux années 80, avec près de 200 % d’augmentation en 2004.Contrairement au pétrole, l’évolution de l’offre et les ajustements industriels expliquent principalement cette augmentation. Cependant, l’Agence pour l’énergie nucléaire (AEN) de l’OCDE cite d’autres facteurs. Ainsi, en octobre 2001, un incendie a détruit l’usine d’extraction par solvants de la mine Olympic Dam en Australie, l’un des plus gros producteurs mondiaux. La même année, une inondation a interrompu la production de la mine McArthur River au Canada. Par ailleurs, à la faiblesse du dollar américain s’ajoute un certain nombre d’incertitudes liées à des considérations de sécurité concernant notamment la disponibilité en temps voulu de l’uranium faiblement enrichi dérivé d’équipements militaires. À la différence du charbon, du pétrole et du gaz, le prix final de l’énergie nucléaire est peu dépendant des variations du prix du combustible : en effet, celui-ci ne représente que 5 % du coût de production. Néanmoins, cette situation pourrait évoluer si la demande augmente.© L’Observateur de l’OCDE, N°249, Mars 2005