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Allemagne

Fiabilité et viabilité

©REUTERS/Fabrizio Bensch

Aucun pays n’échappe à la mondialisation et aux problèmes démographiques. L’Allemagne ne fait pas exception. Sa charge est au contraire particulièrement lourde, du fait de l’impact de la réunification. Avec son Agenda 2010, le gouvernement a lancé un ensemble de réformes pour améliorer le cadre économique et moderniser les systèmes sociaux. Depuis 2001, nous avons mis en œuvre, avec nos réformes des retraites, un projet à la fois fiable et viable financièrement.
Un facteur de durabilité a été introduit pour répartir équitablement les conséquences de la situation démographique entre les cotisants et les retraités. Ces mesures servent à la fois à protéger les droits des retraités et à éviter aux cotisants et aux entreprises une hausse des taux de cotisation. C’est pourquoi la loi s’intitule « loi pour la durabilité de l’assurance retraite ». L’enjeu est, ici aussi, de préserver un équilibre social : s’il ne reste rien à partager, les retraites des futurs actifs, nos enfants et nos petits enfants, n’augmenteront pas, ou seulement de manière négligeable.La retraite par répartition reste l’élément central pour offrir une sécurité aux personnes âgées. Mais elle ne suffira pas pour leur garantir, à elle seule, le même niveau de vie que pendant la vie active. A côté du système par répartition, le système par capitalisation jouera un rôle croissant. C’est pourquoi l’État contribue depuis 2001 à le financer. Il concerne surtout les familles et les bas revenus, qui reçoivent une aide pour constituer une retraite complémentaire capitalisée. La protection de base joue le rôle de filet de sécurité contre la pauvreté des personnes âgées, et le départ en retraite anticipée est découragé. Si l’on veut assurer à l’avenir la stabilité de la protection vieillesse, il est impératif que les personnes âgées se voient offrir la possibilité de poursuivre une activité.Les signes de succès sont déjà manifestes. Les taux de cotisation sont restés stables, malgré les difficultés économiques que l’Allemagne a connues ces dernières années. L’âge moyen effectif de la retraite a augmenté et la pauvreté a diminué chez les personnes âgées. Nos concitoyens sont de plus en plus nombreux à se doter d’une couverture vieillesse complémentaire. Au final, la protection vieillesse a bien un avenir en Allemagne.© L'Observateur de l'OCDE No. 248, mars 2005 Voir les réponses de cinq autres ministres de l'OCDE : Aart Jan de Geus, ministre des Affaires sociales et de l’Emploi des Pays-Bas et président de la réunion des ministres des affaires sociales des pays de l’OCDE de 2005 ; Kay Patterson, ministre de la Famille et des Services d’intérêt commun de l’Australie ; Geun Tae Kim, ministre de la Santé et des Affaires sociales de la Corée et co-président de la Réunion de 2005 ; Berit Andnor, ministre des Affaires sociales de la Suède ; Wade F. Horn, secrétaire responsable de l’enfance et de la famille au Département de la santé et des affaires sociales (HHS) des États-Unis.