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L’adhésion de la Chine à l’OMC pourrait enrayer le ralentissement son économie

Avec un taux de croissance en moyenne de 9,9 % sur les vingt dernière années, la Chine est probablement le pays le plus performant du monde. Une euphorie qui, d’après Wing Thye Woo, professeur d’économie à l’Université de Davis en Californie, tend à s’émousser.
Depuis le milieu de la décennie, on note un certain ralentissement de l’économie, a-t-il fait remarquer lors d’un séminaire à l’OCDE le 16 novembre 1999. Et ce dernier de souligner qu’à 10,5 % en 1995, le taux de croissance est passé à 9,5 % en 1996, 8,8 % en 1997 et 7,8 % en 1998. Les prévisions officielles tablent sur un taux de croissance autour des 7,3% pour 1999, mais il y a de grandes chances pour qu’il soit bien inférieur. « Avec une baisse annuelle de 3% des prix au détail sur les trois dernières années, un taux de croissance de 7 % est probablement surévalué. La valeur réelle doit plutôt se situer autour des 6% » a déclaré le professeur Woo.Principale cause du ralentissement de l’économie : la baisse de la consommation des ménages depuis 1995, due notamment à l’insécurité de l’emploi dans un contexte de restructuration de la fonction publique et des entreprises étatiques. Plus récemment, les exportations nettes ont accusé un net recul : moins de 30 milliards de dollars cette année contre 46 milliards pour 1997 et 1998. De même, le volume des investissements directs étrangers (IDE) est en diminution avec moins de 40 milliards de dollars en 1999 contre 45 milliards en 1997 et 1998.Outre le ralentissement de l’économie chinoise et les dévaluations survenues dans les pays voisins suite à la crise financière asiatique de 1997, nombre d’investisseurs étrangers sont toujours dans l’expectative d’une éventuelle dévaluation du yuan. Une décision qu’il ne faudrait pas totalement écarter, mais comme la Chine a de grandes chances d’adhérer à l’OMC, on observerait un retour des IDE. Ce qui stimulerait la croissance et renforcerait le taux de change.