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Vive les nanotechs !

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L’importance accordée dans les programmes scientifiques nationaux des pays de l’OCDE aux activités de recherche et développement (R&D) sur les nanotechnologies ne cesse de croître en terme de financements publics comme privés qui leur sont alloués. À ce titre, les États-Unis, l’Europe et le Japon dépensent chacun entre US$500 millions et US$1 milliard par an.

En 2003, les États-Unis ont promulgué une loi sur la R&D dans le domaine des nanotechnologies au XXIe siècle, qui autorise US$3,7 milliards de subventions fédérales sur trois ans à partir de 2005 pour financer des projets menés sous l’égide de la National Nanotechnology Initiative (NNI), un programme fédéral de R&D créé en 2001. À elle seule, le financement public destiné à la NNI devrait être porté à US$886 millions pour l’année 2005, soit environ 3 % des dépenses gouvernementales totales de R&D aux États-Unis.Au Japon et en Europe occidentale, les programmes associent financements publics et activités de R&D menées par les universités et le secteur privé. En 2003, le Japon a dépensé quelque US$800 millions, alors que les dépenses gouvernementales dans les pays d’Europe occidentale (Union européenne et Suisse) consacrées à la R&D sur les nanotechnologies ont représenté au total US$650 millions. En outre, la Commission européenne a récemment lancé un projet de €24 millions baptisé NanoCMOS, afin de poursuivre les études sur les semi-conducteurs.La Corée a, elle aussi, avancé en ce sens, avec un programme de développement des nanotechnologies de US$2 milliards lancé en 2003, de même que le Canada, qui a créé l’Institut national de la nanotechnologie. Le Mexique, la Russie, l’Ukraine, la Chine, le Taipei chinois et Singapour ont également des programmes importants en la matière. La National Science Foundation des États-Unis prévoit que la production industrielle annuelle mondiale dépassera US$1 000 milliards dans le secteur des nanotechnologies à l’horizon 2015.© L’Observateur de l’OCDE, N°243, Mai 2004